| Résumé : |
Le processus de traduction accompagne la clinique analytique et sa théorisation dès les premiers textes de Freud : il fait le lien entre restes mnésiques, représentations de choses et représentations de mots, est décrit comme l'inverse du refoulement ou constitue l'essentiel du travail du rêve. Réciproquement, le concept de traduction sert souvent à désigner le travail d'interprétation permettant d'accéder, depuis des images du rêve, des symptômes, des lapsus ou des actes manqués, à des pensées inconscientes. La question centrale de la taductabilité que la psychanalyse pose alors, dans un renvoi entre linguistique, herméneutique et métapsychologie, servira d'outil pour rechercher la natrue de ce processus "d'acheminement à travers" (tra-ducere). Par le truchement de notions de traductologie, du concept Merleau-Ponty en d'expression, et de l'analyse de traduction de la première strophe du poème "The Raven" de Edgar Allan Poe, nous interrogeons la nature linguisitque de ce processus, et tenterons d'envisager une traduction sans langue originelle. |