| Résumé : |
L'objet de la présente étude est de tester l'hypothèse que les personnalités dépendantes sont plus alexithymique que les autres troubles de la personnalité. Trois cent cinq sujets des deux sexes consultant en médecine légale après une agressionont été inclus dans l'étude. Le sujets remplissaient trois questionnaires : l'"échelle d'alexithypimie de Toronto à 20 items (TAS-20). L'inventaire abrégé de dépression de Beck (BDI) et le questionnaire du SCID-II. Les 305 sujets se répartissaient ainsi : 108 sans personnalités pathologiques (35,4%) 18 personnalités dépendantes (5,9%) et 179 autres personnalités pathologiques (58,7%). La proportion de sujets alexityhmiques était de 35,41% (n=108). Les personnalités dépendantes présentaient un score significativement plus important à la TAS-20 par rapport à celui des deux autres groupes. Par ailleurs, la proportion de sujets alexythimiques parmi les personnalités dépendantes (77,8%) était significativement supérieure à celle des autres personnalités pathologiques (40,8%) et à celle des sujets témoins (19,4%). L'intérêt clinique des résultats et les limites de l'étude sont discutés. |