| Résumé : |
Cet article, conçu en deux parties, présente à partir de quelques éléments d'une consultation en ethnopsychiatrie au Centre Georges Devereux à l'Université Paris 8 à Saint-Denis, et de la thérapie d'une jeunes femme en individuel, nos pensées sur leurs parcours semés d'embûches, de peurs et d'espoir. Dans la 1ère partie, nous nous interregeons sur l'imaginaire qui peut être individuel et/ou collectif. Nous mettons en jeu invisibles et humains, peur et sorcellerie, famillle patrilinéaire dans le dispositif particulier initié par Tobie Nathan, à penser la multpilicité. Dans la seconde partie, nous prenons en compte les peurs décrites par des jeunes femmes dont les parents sont issus de l'immigation, au cours des prises en charge individuelles. Dans ce contexte et à partir d'un cas précis, il est montré que le clivage entre les deux cultures, celle de la famille et celle donnée par l'école et la société française, entraîne des conflits et de la souffrance. Les enveloppes multiples dues aux différents modes d'éducation parentaux, scolaires, religieux et sociaux déclenchent des réactions de peurs réelles et imaginaires qui sont des freins à la réalisation souhaitée d'une vie de femme. |