| Résumé : |
Contexte : la présence la nuit d'un psychologue, se donnant comme objectif principal de rencontrer les soignants confrontés quotidiennement à la fin de vie de nombreux patients, le confronte à trois niveaux de résistance de la part des soignants liés à son propre rôle, à la charge émotionnelle entourant la fin de vie et enfin la spécificité que constitue un service hospitalier une fois la nuit tombée. Cette conjonction d'élements se référant à l'intimité du soignant justifierait de la part du psychologue une attitude de retrait voire d'abstention. Néanmoins, dans le cadre de notre activité de psychologue clinicien au sein d'une EMPS, la dimension de soutien des soignants nous est rapidement apparue comme une des apllications possibles de notre rôle, au même titre que la prise en charge des patients et de leurs proches. Dans ce cadre et dès 1997, nous avons pris conscience de l'isolement des soignants de nuit dans ce domaine et de leur demande réccurente d'un soutien comparable à celui apporté par le spychologue aux soignants de jour . Méthode : cet article décrit cette expérience de dix ans de présence nocturne hebdomadaire et questionne sa légitimité tant du point de vue de la pertinence clinqiue que del a validité éthique. Résultat/ conclusion : il en ressort une complexité de la démarche , inscrite dans une grande ambivalence de soignant, dont le désir toujours réaffirmé nous conduit à poursuivre l'expérience. |