| Résumé : |
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative grave au pronostic inéluctable, due à une altératrion du fonctionnement des cellules nerveuses qui commandent la motricité volontaire. Le travail clinique auprès des patients de cette malaldie fait apparaître un sentiment de honte caractéristique. L'hypothèse ici envisagée par les auteurs prend en compte les deux instances psychiques de la personnalité que sont l'Idéal du Moi et le Moi -Idéal dans l'oeuvre freudienne. Les éléments déterminants en sont : d'une part le rapport de l'Idéal du Moi avec l'expérience d'une atteinte narcissique et dela blessure irréversible qu'elle provoque, d'autre part le Moi-Idéal en rapport avec la déchéance ressentie dans la honte consécutive à la pathologie de la sclérose latérale amyotrophique, honte de se sréduire à un objet de soins,honte de la déchéance infligée par la paralysie évolutive et ses radicales conséquences. Notre réflexion insiste, à travers des évocations cliniques, sur cette co-occurence entre sclérose latérale amyotrophique, ruptutre des assises narcissiques et sentiment de honte. |