| Résumé : |
Malgré toutes les tentatives scientifiques et politiques pour construire une certaine forme de consensus autour de la notion de handicap, c'est toujours à un mode d'appréhension globale de ce phénomène que semblent s'en remettre les praticiens, résistant ainsi à la tentation de le réduire à ses seuls effets sociaux, comme le préconisent aujourd'hui les modèles internationaux. Alors que ceux-ci font en effet de plus en plus référence, ces dernières décennies, au paradigme socio-éthique qui parait s'imposer politiquement, les modèles biomédicaux sont massivement critiqués et disqualifiés pour leur tendance hégémonique et réifiante. Ce qui tend d'ailleurs à masquer les aspects novateurs de la définition de Wood, et pourrait participer, en définitive, d'une volonté de substituer à la tyrannie des organogenèses celle des sociogenèses. |