| Résumé : |
Cette recherche examine, à l'aide de mesures auto-rapportées, les relations entre la colère éprouvée, au volant et en générral, des situations de conduites génératrices de colère ainsi que l'intensité et la durée de la colère. 37 jeunes participants, au cours de 5 jours de conduite, ont répondu dans un carnet de bord à des questions sur chaque trajet qu'ils viennent d'effectuer. Des corrélations positives s'observent d'une part entre la colère au volant, l'intensité et la durée de la colère et d'autre part entre le colère en général et le nombe rapporté de situations de conduites génératrices de colère. Au total, ces jeunes déclarents avoir rencontré au volant une siituation qui les a mis en colère tous les 60 km et éprouvé de la colère le plus souvent pendant une courte durée et de moyenne intensité. Le situations qui les ont mis le plus fréquemment en colère sont celles où un autre usager a gêné leur progression. Les automobilistes qui ont un score élevé à l'échelle de colère au volant, la "DAS", comparés à ceux qui ont un score bas, déclarent avoir rencontré un plus grand nombre de situations génératrices de colère mais aussi avoir éprouvé de la colère de manière plus intense et plus longtemps alors que leur kilométrage est équivalent. Les implications de ces résultats en termes de stratégies d'intervention sont discutées. |