| Résumé : |
Ce texte envisage la surdité comme paradigme pour penser la voix. Il s'intéresse plus particulièrment à l'impact, conscient et inconscient, du non partage des voix. Cet impact est repérable dans les conflits qui animent les professionnels de la surdité de manière récurrente, conflit autour de la "voix sonore" (Poizat). A travers les propos de profesionnels, de parents d'enfants sourds et de sourds, nous essayons d'approcher cet impact ainsi que ce qui constitue la voix, dans sa matérailité et dans ses dimensions subjectives et intersubjectives. Pour les parents, leur voix est vécue comme représentant l'amour maternel, de plus porteuse des caractéristiques de l'intime et du lien de l'intime à l'universel.... |