| Résumé : |
Madeleine Lebouc, alis Pauline Lair Lamotte, passionna Pierre Janet. Ses extases, ses stigmates et sa constante marche sur la pointe des pieds le stupéfièrent bel et bien. Sa consécration en cas paradigmatique dans "De l'angoisse à l'extase" en témoigne. En raison de sa médicalisation en psychiatrie et de son utilisation pour expliquer scientifiquement la mystique, Madeleine fut conspuée par les écclésiastiques. Son engagement religieux demeure néanmoins bien réel. Son analyse est d'aillleurs féconde en enseignements. Son orientation existentielle sur les idéaux franciscains assuma pour elle une fonction slavatrice pour limiter les affres de sa psychose déclarée sur un mode cyclothymique jusqu'à ce que cette défense disparaisse. Ce qui la précipita a la Salpétrière. Au registre de son délire mystique oscilanr entre indignité mélancolique et exaltation maniaquue, elles se conforma alors à l'image idéale que Janet avait d'elle. A son insu, il fut l'instigateur de l'appropriation des stigmates de sa patiente. Par l'usage de ces signes vénérés dans la catholicisme et de son soulèvement corporel, Madeleine essaya, auprès du célèbre psychologue, de se faire un corps glorieux par une image de sainteté de là où elle avait la sensation d'être maudite en raison de la jouissance malsaine qui la parasitait |