| Résumé : |
L'appareillage psychique institutionnel pénitentiaire fonctionne essentiellement sur deux modes : le magma et la complicité. Ces deux organisations psychiques entravent le processus de subjectivation et d'individuation des détenus d'autant plus nécessaire au procesus d'adolescence non achevé chez certains détenus. Les groupes de prévention, par la mise en place d'un dispositif contenant, qui tend à pallier l'insoluble retour de l'archaïque propre à l'enfermement, permettent un (ré)armorcage du processus de subjectivation. Une vignette clinique, retraçant l'élaboration psychique d'un groupe de jeunes adultes au sein d'un module de prévention des conduites à risques en centre pénitentiaire, éclairera nos propos. |