| Résumé : |
La relation clinique avec des sujets condamnés à une longue peine confronte le praticien à des difficultés caractérisées par le refus du patient de s'engager dans un travail pychique d'élaboration. L'article examine comment l'incarcération vient renforcer les processus défensifs de déni coucourrant à la répression des affects ? L'effacement de la subjectivité, obtenu par des procédés spécifiques, coupe le sujet d'une partie de soi à l'origine même de la pensée. En conséquence, le problème psychopathologique central n'est pas celui du diagnostic, mais se situe dans la recherche des conditions adéquates de l'avénement ou de redéploiement de la subjectivité. A cet effet il est proposé que toute tentative thérapeutique visant le remaniement du clivage passe par la redynamisation de l'expérience sensible du corps grâce à un dispositif médiatisé d'activités créatrices. |