| Résumé : |
L'enfant fait habituellement et sans cesse, des analogies entre son corps et l'espace et les objets. D''une certaine manière, l'enfant attribue à l'espace et aux objets les fonctions et les propriétés du corps, mais aussi une "intériorité", ce qui lui permet de jouer et donc de se -représenter (depuis l'extérieur) ses propres états émotionnels, ses propres états émotionnels, ses propres scénarios, ses propres théories infantiles. Or, pour certains enfants, ceux dont la personnalité est envahie par les processus autistiques, il semble qu'il y ait une impossibilité à utiliser l'espace et ses objets pour scécnariser et communiquer ses préoccupations. Par contre, ces enfants recourent pour une large part, à une utilisation formelle de leur environnement : c'est-à-dire qu'ils utilisent les objets et les éléments architecturaux dans la stricte dimension formellle et spatiale. Cette impossibilité de projeter dans l'objet autre chose qu'une préoccupation en rapport avec l'espace et les formes est léee à une altération majeure du contenant. Celui-ci se représente dans ce qu'Anzieu nomme les signifiants formels (en rapport donc avec une forme et non un contenu) qui sont préalables à l'établissement de la différenciation moi/non-moi, dedans/dehors, etc... |