| Résumé : |
La stimulation magnétique trans-crânienne répétitive ou rTMS permet de moduler l'excitabilité corticale. Cet effet sous-tend la proposition de l'utiliser comme méthode thérapeutique par exemple dans la dépression ou les hallucinations. Cependant, si la preuve de concept est faite, la rTMS peine à s'imposer comme un véritable outil thérapeutique. En effet, ses effets sont de courte durée et sont surtout inconstants d'un patient à un autre. Cela tient à un ensemble de facteurs que cet article se propose de discuter. En premier lieu, le site de stimulation a été contrôlé de façon insuffisante jusqu'à présent. Il est en effet possible que ce site varie d'un sujet à l'autre. On peut proposer l'utilisation de l'imagerie fonctionnelle pour le mettre en évidence, mais sa mise en ?uvre dépend du symptôme considéré. Une fois le site défini, reste à pouvoir disposer la bobine de stimulation en regard, ce qui est rendu possible par les systèmes de neuronavigation. En second lieu, le protocole de stimulation est actuellement défini par trois paramètres : la fréquence, qui module l'effet soit dans le sens d'une excitation (>5 Hz), soit dans le sens d'une inhibition (<1 Hz), l'intensité et le nombre de stimulations, qui influencent essentiellement l'importance et la durée de cet effet. Malheureusement celui-ci n'est pas assuré chez un sujet donné et des réactions paradoxales peuvent s'observer chez plus de 15 % des sujets sains. La fiabilisation et l'amplification de l'effet passent par la maîtrise d'autres paramètres insuffisamment pris en compte actuellement : le patron de stimulation, le pré- et le post-conditionnement, l'état du cortex pendant la stimulation, les médicaments associés et les facteurs endogènes idiosyncrasiques ou liés à la pathologie. En nous inspirant des travaux physiologiques récents, nous discuterons des options possibles qui pourraient servir de base rationnelle pour la planification de protoc |