| Résumé : |
Autrefois, la pratique de la psychanalyse était homogène : cette situation appartient au passé. La technique dite classique s'est ensuite divisée dans ses applications. Elle est devenue kleinienne, egopsychologiste, winnicotienne, bionienne, lacanienne plus récemment intersubjectiviste. D'autre part, le modèle névrotique s'est avéré progressivement minoritaire dans la pratique des psychanalystes. Les tenants de l'analyse classique ont eu encore à subir de rudes assauts, issus de toutes sortes d'accommodements visant tant le travail en séance que la formation des analystes, en particulier ceux proposés par les techniques lacaniennes des "millériens". La médiocrité de certains résultats, la difficulté à faire respecter le cadre par les patients en analyse, l'offensive des thérapies cognitivo-comportementales, ont conjugué leurs effets pour aboutir à une relative défaveur d'une pratique psychanalytique peut-être abusivement pléthorique. Certains pays ont ainsi vu fondre la demande analytique, tant du point de vue des soins que de la formation [...] |