| Résumé : |
Portés par leur désir de réparation, bien des acteurs du soins sont pris dans une identification excessive au malade, synonyme de culpabilisation accablante ou de soins imposés avec de trop bonnes intentions... Doivent-ils cependant, pour éviter cette implication sans distance, basculer dans une distance sans implication, aseptisant la rencontre de tout affect ?. La question mérite d'être posée, car le discours sur la "bonne" distance pousse trop souvent les soignants vers une distance froide, posture défensive insatisfaisante pour le professionnel et déshumanisante pour la personne soignée. C'est alors la perte de sens qui pèse lourd dans l'épuisement des équipes, car on ne peut réduire l'acte de soin à une simple prestation de service entre fournisseur et client... |