| Résumé : |
Tandis que les hôpitaux publics tanguent sous les effets combinés violemment restructurantes de la tarification à l'activité et des objectifs quantifiés nationaux, les cliniques privées deviennent des placements attractifs. Les psychiatres de secteur et les directeurs d'établissement de santé mentale ont jusqu'au présent su préserver la budgétisation de la psychiatrie publique du bouleversement à l'oeuvre en médecine, chirurgie, obstétrique (MCO). Outre les avantages et inconvénients en général du budget global qui sont ici explicités, celui-ci en psychiatrie finance conjointement l'intra et l'extrahospitalier, et d'une même enveloppe la prévention, le traitement et la post-cure. Une bonne part de la marge de manoeuvre des équipes de secteur et de leur capacité d'adaptation au contexte de leur action réside dans la laltitudeen matière d'engagement des moyens que permet cette triple globalisation. Celle-ci, en permettant que les moyens précèdent l'activité, a aussi des avantages en matière de planificaiton. Au contraire, le financement au titre des missions d'intérêt général est centralisée, bureaucratique et non pérenne. La psychiatrie de secteur, dont l'activité sera un mieux connue avec les RIM-psy, mérite des modalités de financement adéquates qui nécessiterons une réflexion en profondeur. La fébrilité des acteurs (cliniques privées) qui réclament avec hâte la "convergence tarifaire public-privé" menace ce processus. |