| Résumé : |
Il s'agit de considérer qu'aux origines du processus créatif, se situe une aire de l'informe, qu'il est absolument essentiel de tolérer d'un point de vue thérapeutique, afin que le sujet en proie à l'émergence délirante et à la perte de ses limites, puisse donner progressivement une forme à son chaos intérieur. Tel serait le sens même du tracé tréâtral et esthétique d'une efficacité symbolique, trouvant dans la corporéité transférentielle le cadre de son développement. Ce travail cherche à interroger les moments de passage de l'illusion à la réalité et de la réalité à l'illusion. C'est une expérience fort singulière qui suppose l'existence d'un espace intermédiaire, lieu qui fait cruellement dafaut aux désorganisations mentales pathologiques de type psychotique et qui, pourtant, pourrait se (re)créer grâce aux soins mis en oeuvre, afin de jeter quelques ponts entre imaginaire et processus de symbolisaiton, entre réel et réalité. Ces soins minutieusement apportés pourraient-ils alors permettre de créer du vivant et d'explorer aussi la nature des défauts de tansitionnalité affectant ces patients ? La démarche freudienne, peut-elle, dans le vivant de l'expérience, trouver une sorte d'analogue traduisible d'un langage à l'autre ? Serait-il difficile de concevoir pour la psychanalyse que les projections, les actes et les affects puissent produire leurs effets sous une forme proche du corps ? Les psychoses et les pathologies limites nous invitent à cette réflexion. |