| Importance : |
1-238 p - bibliographie : 267 p - Annexes : 241 p -255 p. |
| Résumé : |
Que des enfants intelligents n'apprennent pas à lire a intrigué des médecins dès la fin du XIX ème siècle. Mais c'est depuis les années 50 que le concept de dyslexie a connu un essor exceptionnel, avec une confrontation des différents courants théoriques. Les mécanismes d'apprentissage de la lecture sont complexes, relevant de compétences variées, neurocognitives, linguistiques et psychoaffectives, qui elles-mêmes se développent dans un environnement familial et socioculturel. Aujourd'hui, les troubles du langage écrit qualifiés de " spécifiques" concernent environ 5 % des enfants d'une classe d'âge. En France, le repérage, le diagnostic et la prise en charge de ces troubles constituent une priorité de santé publique, qui a fait l'objet d'un plan interministériel ( Santé et Education nationale ) en 2001. Ce texte officiel définit les troubles spécifiques du langage écrit " par exclusion" en privilégiant l'approche neurocognitive. Il préconise également la création de centres de référence pour ces troubles avec comme missions le diagnostic, la coordination des soins, la formation et la recherche. Ces centres référents ont comme enjeu principal de proposer une approche pluridisciplinaire en réduisant autant que possible les nombreux clivages. Nous avons tenté d'apprécier la pertinence des définitions actuelles du trouble du langage écrit à l'aide d'une étude rétrospective, sur une population de 80 enfants consultant le centre référent de Poitiers, qui a la particularité d'appartenir à un service de pédopsychiatrie, pour une symptomatologie dyslexique répondant aux critères de spécificité. |