| Résumé : |
Les études traitant du sort des malades mentaux dans la France occupée durant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1945, ont été jusqu'à une date récente peu nombreuses, mis à part les travaux consacrés à la surmortalité liée à la famine qui a touché massivement les hôpitaux psychiatriques. Après avoir rappelé les grandes lignes de cette tragédie de la faim qui fit au moins 45 000 morts et la controverse au sujet de la responsabilité du gouvernement collaborationniste de Vichy dans ce drame, l'auteur centre son propos sur le sort de certaines minorités exposées aux persécutions et à un risque mortel du seul fait de leur religion ou de leurs opinions (malades juifs internés ; soignants résistants, communistes, juifs et francs-maçons). En effet, de la signature de l'armistice (juin 1940) au rétablissement de la légalité républicaine (octobre 1944), le gouvernement de Pétain promulgua et appliqua, devançant parfois les demandes de l'occupant, une législation antisémite et xénophobe s'inspirant largement des lois mises en place dès 1933 par l'Allemagne nazie. |