| Résumé : |
La résilience est initialement un terme utilisé en sciences physiques pour désigner la résistance aux chocs d'un matériau. Il est repris récemment en psychopathologie pour désigner la capacité à résister au stress ou à rebondir dans la vie face à l'adversité. Par rapport à la question du traumatisme psychique, elle est supposée, selon les auteurs, être innée ou être la conséquence d'un lien précoce mère-enfant de bonne qualité. Dans cet article, nous avançons une autre hypothèse, qui rend inutile le concept de résilience. Face à un événement possiblement traumatogène, le sujet est susceptible de développer une névrose traumatique. Celle-ci consiste à l'inscription par effraction à l'intérieur de l'appareil psychique de l'image traumatique. Elle se fera, si est présente déjà au niveau des représentations conscientes et inconscientes une trace des éprouvés originaires dans leur aspect de jouissance pleine (le « paradis perdu » de Freud). L'image traumatique vient à cette place comme « objet perdu » et « retrouvé », qui est source d'une jouissance inconsciente, mais porte aussi une angoisse de néantisation. |