| Résumé : |
Du dessin pris initialement dans une activité de décharge motrice à l'écriture, mode secondarisé du langage, l'affectivité graphique traduit dans les étapes de son développement la maturation psychoaffective de l'enfant. Le refoulement constituerait ainsi une des clés de voûte conduisant la représentation graphique des premiers tracés à l'alphabet. Instrument de langage verbal, trace pulsionnelle et objet d'investissement narcissique l'écriture, toujours prise dans le corps, continuera à véhiculer une partie de cette histoire primitive, y compris dans ses aléas. En le confrontant à la pensée secondarisée son apprentissage, forcément anxiogène, viendra éprouver chez l'enfant la solidité de son ancrages narcissique et identificatoire. Hypothèse que j'ai mis à l'épreuve de la réalité clinique de l'écriture de trois enfants consultants d'un Centre Médico-Psychologique. |