| Résumé : |
Ce texte interroge un paradoxe propre à la démarche clinique : comment concilier l'intérêt pour l'identification des indicateurs structuraux perrmettant de construire un diagnostic, et tirer en même temps les conséquences des limites de l'hypothèse structuraliste afin de viser l'indéterminé ? Explorer le lien entre langage, structure clinique et position subjective permet de mettre en lumière la fonction structurante du langage en tant qu'il sépare le corps de sa jouissance, faisant émerger du même coup le sujet. Mais, ce lien fait apparaître également l'antinomie entre l'universel et le singulier, dont la notion de "style" constitue une issue à situer au coeur même de la constitution du sujet et du lien social. Dans sa prolongation même, la notion de "phénomène de style" se dégage à l'horizon comme une possible spécificité du rapport du sujet névrosé au langage. En effet, J. Lacan nous a indiqué une tension à l'origine du style : il est à la fois l'effet des déterminations structurales, et l'effet d'un choix subjectif d'ordre éthique. J. Lacan a exploré d'abord la question du style afin d'éclairer les phénomènes de la psychose, mais elle concerne également, si ce n'est plus directement, la névrose. Nous aspirons, par ce parcours, à ce qu'il vise l'énigme constitutive du sujet dans l'invention de sa propre névrose, en même temps que les traces du mouvement qui pousse un sujet à inventer les mots pour dire l'indicible. |