| Résumé : |
Au décours de violences sexuelles faites à enfant ou adolescents, les deux réactions habituelles mises en oeuvre sont insatisfaisantes : (1) Se fixer sur l'événement et "en parler". L'évocation insistante de l'horreur tourne vite à son invocation, la parole sur l'acte équivalent presque à l'acte lui-même, réitérant le traumatisme et perpétuant l'obsession mortifère. (2) Essayer, illusoirement, d'occulter l'événément, de proscrire tout ce qui pourrait le rappeler, à la limite faire comme comme s'il n'avait jamais eu lieu. L'auteur préconise un abord indirect permettant à la victime de passer du statut d'objet de sévices à celui de sujet d'une oeuvre d'imagination. Les violences sont déplacées dans la production d'une création personnelle faisant processus de transformation de la réalité vécue. L'enfant participe ainsi à sa propre reconstruction sans pour autant oeuvrer dans le rappel de ce qu'il a subi. |