| Résumé : |
De nombreux enfants porteurs de handicap développent des comportements tyranniques. Ceux-ci sont liés aux effets de honte et de culpabilité. La traumatisme de la rencontre avec le handicap impose ce que l'on peut appeler un travail de culpabilité et un travail de la honte. Le travail de culpabilité conduit entre autres au déploiement de fantasmes de culpabilité, qui ont pour fonction d'atténuer le caractère traumatique et de favoriser la subjectivation de l'expérience. La travail de la honte consiste entre autres à encapsuler l'expérience traumatique et à garder les éventuelles jouissances secrètes, lesquelles transparaissent dans le lien symbiotique que favorise le handicap. Ce travail traite les désirs incestueux tout comme les désirs meurtriers, autrement dits les éprouvés de haine que ces expériences mobilisent. La tyrannie peut être un effet de la honte, l'humiliation ayant comme pendant la grandiosité narcissique. L'univers de la tyrannie est par aillleurs anal, comme celui de la honte. Tyrannie, grandiosité, honte et analité sont ainsi solidaires. Dans ce contexte de traitement de la culpabilité et de la honte, la tyrannie de l'enfant a aussi comme enjeux la quête de l'objet, la résistance devant l'héritage narcissique et fantasmatique, l'éprouvé d'une limite de la pulsionnalité, et traduit des formes d'échecs de la parentalité |