| Résumé : |
A l'hôpital, la vue du corps appareillé du patient, inscrit dans les dispositifs de soins, est de nature à choquer le sujet, soignant ou simplement observateur, qui s'y trouve confronté. La relation singulière soignant-soigné peut notamment venir constituer, pour ce sujet observateur, un support de projection pour des fantasmes venant attribuer une dimension sadique à ce rapport de soin, qui vient par ailleurs pointer la difficile ambivalence du rapport au patient. Mais justement, qu'en est-il surtout du patient lui-même ? Après ces temps, surtout précoces, où le corps fut appareillé, et lorsque notamment il en garde ensuite la marque, qu'en est-il des retombées psychiques de cette expérience sur le développement du sujet ? |