| Résumé : |
L'auteur présente les conceptions générales de Lantéri-Laura ( 1930-2004) en matière de sémiologie et de nosographie psychiatriques : comparaison avec les autres spécialités médicales ; interactions multiples entre sémiotique, clinique et modèles de référence ; rôles de l'expérience vécus , de la relation et des examens complémentaires ; antériorité historique de l'étude des malaises sur l'isolement des signes cliniques dans la constitution du savoir ; importance de la notion de syndrome ; valeur illusoire des troubles mentaux "monosymptomatiques" et des classifications "athéoriques". Puis il rappelle les grandes lignes de sa périodisation discontinue de l'histoire de la psychiatrie, à partir des paradigmes successifs de l'aliénation, des structures mentales, les "crises" et le legs de chacun d'entre eux dans la pratique clinique actuelle. Il évoque ensuite les recherches et l'apport de Georges Lanteri-Laura dans l'approfondisement de certains concepts cliniques (hallucinations, automatisme mental, délire, discrodance), mis en perpective avec l'oeuvre de Henry EY, dans la critique d'autres entités (les perversions) et dans l'analyse des rapports entre acuité et chronicité en psychiatrie. Enfin, il reprend son analyse d'une clinique contingente, dépenante de modèles hétérogènes, articulée autour des questions de l'étiopathogénie, des théories et de la spécificité de la psychiaitrie. |