| Résumé : |
En pratique, la mise en évidence de troubles cognitifs spécifiques des pathologies mentales et de leurs corrélats neurofonctionnels devrait avoir pour conséquence une reconsidération de la manière de définir et d'évaluer les signes cliniques. En particulier, les progrès issus du développement de la cognition sociale offrent un cadre de compréhension de certaines dimensions symptomatiques de la schizophrénie. Les patrons d'activités cérébrales associées à plusieurs composantes des processus mentaux sous-tendant le comportement social, la mentalisation, et la communication sont maintenant objectivés par les techniques de neuro-imagerie. Nous prendrons l'exemple de l'attribution d'états mentaux à autrui qui met en jeu particulièrement le cortex préfrontal médical au sein d'un réseau fonctionnel complexe. Cette activité mentale constituerait un élément clef de la communication interhumaine. Il a été montré qu'elle serait déficiente dans la schizophrénie, cela en lien avec la désorganisation clinique. Or, l'entretien clinique constitue justement une situation de communication appropriée pour la mise en évidence de cette évidence de cette anomalie cognitive. Ainsi, nous montrons, dans le cadre du modèle proposé par Hardy-Baylé et al. ,qu'il est possible e définir des symptômes plus spécifiques des troubles de la communnication schizophréniques basés sur la sollicitation des processus dysfonctionnels par l'utilisation de contraintes conversationnelles. |