| Résumé : |
On ne fait pas de littérature avec de bons sentiments. L'écrivain romance, son histoire... sa réalité et sa vérité subjectives, aidé de son double, le narrateur qui en dit (pour lui la part sombre... comme une contre-vie à opposer aux faits, obscènes d'être si têtus. On ne fait pas de littérature sans le besoin impérieux d'en faire. L'auteur livre son corps d'enfant, le corps du désir, le corps du fantasme, à la construction de son oeuvre, non pour dire quoi que ce soit qu'on sache déjà, mais pour circonscrire un vide constitutif, un "trou noir" originel dont la densité négative le dévore au fil des ans et cherche à l'attirer en son centre . Placé au sud de lui-même, dans une position d'exaltation de son propre savoir, surtout quand il croit ne plus savoir et qu'il veut comprendre, l'écrivain prend la plume lui même. Lorsqu'il a tout dit et ne sait plus, qu'il est aspiré à l'intérieur de lui par un infini du blanc jusqu'à l'ombilic de rêves, alors il crée.... nous adresse des lettres aussi bouleversantes qu'inutiles. Surtout pour lui qui ne délivre jamais de message mais essaye simplement de nous faire reconnaître les formes de son esprit... à ses risques et périls. |