| Résumé : |
La réédition des "Etudes psychiatriques" parues entre 1948 et 1954 a été l'occasion, entre autres, de refaire le point sur les rapports d'Henri Ey avec la psychanalyse. Le relecture attentive de son oeuvre révèle qu'Henri Ey, loin d'être l'opposant à la psychanalyse que l'on croit généralement en a été le défenseur (à condition qu'elle ne soit pas hégémonique sur toute autre forme d'apporche). Son intérêt va même jusqu' recommandernla pratique pour tous les psychiatres qui voudraient approfondir leurs connaissances psychopathologiques. Mais s'il n'accepte toujours pas la causalité première et linéaire défendue par la psychanalyse, celle du sens qui fait cause,la surprise reste grande de constater que, jusqu'à la fin de sa vie, son intérêt pour les conflits les plus archaïques de la psyché tels que M. Klein les décrit ne se dément pas. Et c'est à l'aune des névroses graves et des psychosesqu'il apprécie l'intérêt de la psychanalyse... |