| Résumé : |
Devant une violence sexuelle, la première question qui s'impose est : dans la violence sexuelle, sommes-nous plus dans le domaine de la violence ou dans celui du sexuel ? Peut-être que la question pourrait être formulée autrement : comment penser, pour un psychanalyste, une dimension qui ne puisse relever du sexuel ? Et, corollaire thérapeutique oblige, comment ramener dans le champ du sexuel ce qui en aurait échappé ? L'exposé d'un cas montre comment il est possible de rester un psychanalyste, avec ses références identitaires princeps -pulsionnalité, sexualité infantile, inconscient - face à des sujets délinquants ou criminels sexuels. L'auteur détaille ensuite les aménagements techniques nécessaires du cadre thérapeutique - qui repose sur une dynamique passivité/activité -afin d'autoriser une rencontre "vraie" avec le tiers incarné par lez psychanalyste qui permette un accès au sens, celui-ci ne pouvant prendre corps sans un travail mobilisant les affects. |