| Résumé : |
Contenant par défaut, pour des hommes migrants en pleine activité, les foyers de travaillleurs migrants cristallisent la cécité de la société d'accueil et de ses institutions sur ces hommes qui, venu le temps de la retraite, ne peuvent et ne doivent plus travailler. La solitude, la souffrance et la métamorphose de ces hommes ne sont pensables que dans des lieux animés par des professionnels "vaccinés" contre les risques transculturels et les traumatismes migratoires. Le texte qui suit, une "clinique de mésentente" cherche à éclairer des points aveugles dans les dispositifs d'accompagnement et de prise en charge de ces hommes habités pendant longtemps par des ombres de liens familiaux usés par la mésentente. |