| Résumé : |
Il existe dans la littérature neuroscientifique récente des arguments de plus en plus fournis pour justifier l'utilisation d'un entraînement musical comme outil thérapeutique à part entière au sein de l'arsenal dont disposent déjà les orthophonistes pour traiter les enfants souffrant de dyslexie. Parmi ces travaux, on peut citer (1) des arguments directs, issus d'études de l'effet de la musique sur les troubles à l'origine de la dyslexie et de l'étude des performances de dyslexiques musiciens, et (2) des arguments indirects, comme les multiples preuves d'un effet de l'entraînement musical sur la psychophysiologie de la perception du langage, ou encore la mise en évidence répétée d'un effet de la pratique musicale sur l'organisation des faisceaux d'associations hémisphériques gauches, ceux-là mêmes dont la structure est altérée chez les dyslexiques. |