| Résumé : |
L'ingestion récidivante et volontaire de matières métalliques est un phénomène rare. Il a suscité un grand intérêt des professionnels en santé mentale au cours des deux dernières décennies. Pourtant, ce sujet est rarement rapporté dans la littérature et l'exploration en profondeur des ses aspects cliniques et psychopathologiques spécifiques demeure encore limitée. Nous rapportons le cas d'une patiente de 32 ans, qui a été condamnée à 20 ans de prison pour homicide. L'acte avait été perpétré à l'encontre de sa cousine, fille de son oncle paternel, par lequel elle avait elle-même été violée à l'âge de 14 ans, l'affaire ayant été étouffée par la famille et la patiente subissant dans ce contexte divers comportements de maltraitance familiale. Après son incarcération, la patiente a effectué des ingestions volontaires de matières métalliques, qui ont nécessité à plusieurs reprises des admissions dans des services de chirurgie pour des extractions endoscopiques ou des interventions chirurgicales. |