| Résumé : |
La problématique du deuil normal ou pathologique fait l'objet d'une multitude de publications. Au sein de cette pléthore éditoriale, un seul sujet manque à l'appel : le psychothérapeute lui-même, pourtant instigateur de ces études. La mort du thérapeute viendra interroger le patient sur le sens de la vie, le réel de la mort, la possibilité d'obtenir un socle de soutien durable. Une relation thérapeutique qui s'établit depuis de nombreuses années et au sein de laquelle le praticien a été l'archiviste et le dépositaire des secrets les plus intimes ne peut s'interrompre brutalement sans souffrance. Le deuil du thérapeute peut être « compliqué » c'est-à-dire inhabituel, avec une souffrance marquée et persistante. Le deuil peut aussi être « pathologique », avec le déclenchement d'une pathologie physique ou mentale, par définition absente avant le décès mais classiquement retenue a posteriori comme latente et témoignant d'une vulnérabilité préalable, vulnérabilité pour laquelle le sujet avait peut-être engagé une thérapie. |