| Résumé : |
L'une d'entre nous disait, à juste titre : « c'est dépassé, cela évoque des combats d'arrière-garde... mais, en même temps, si elle n'existait pas, quand parlerait-on des problèmes qui perdurent ? ». «Elle», c'est la Journée internationale de la Femme1 qui célèbre chaque 8 mars les droits des femmes. Bien que cette année soit celle de son centenaire, est-il légitime pour nous les infirmières d'y faire référence ?Oui, certainement, et tout d'abord en vertu de la féminisation dominante de la profession, puisque 87 % des professionnels infirmiers sont des infirmières. Et puis aussi comme femme, comme citoyenne devant se souvenir que c'est seulement le 21 avril 1944 que les Françaises ont obtenu le droit d'être électrices et éligibles. Juste avant-hier, en somme !Et bien que des progrès aient été accomplis en matière d'égalité entre les hommes et les femmes dans notre société, la vigilance s'impose ; ne nous fions ni aux apparences ni aux images d'Épinal.Si, sur nos terrains professionnels, ce sont encore des mains féminines qui tiennent, la plupart du temps, la seringue ou la main des patients, les décisions nous concernant ou les postes représentatifs sont encore et trop souvent le fait du monde masculin. C'était déjà le cas de notre représentation syndicale ; la proportion masculine dans les instances ordinales est venue conforter ce principe établi.Pourtant les femmes ont aussi des choses à dire. Que La revue de l'infirmière puisse porter cette parole encore et toujours ! |