| Résumé : |
A partir d'une approche psychanalytique et philosophique, en passant par la littérature, l'auteur propose une réflexion à propos de la dépersonnalisation en tant que phénomène concernant la " conscience de la personnalité" selon la définition de Jaspers. En rapport avec l'inquiétante étrangeté décrite par Freud, et en se référant à la pensée de Husserl, Winnicott, Bouvet, il considère la dépersonnalisation, à l'opposé du délire, comme un trouble de la différenciation moi, non-moi. Cet état peut surgir lors d'un changement des modalités défensives du sujet, et pourrait s'avérer être un dernier palier de psychisation avant la déliaison entre le moi et le corps. |