| Résumé : |
La publication du rapport de l'Inserm sur les Troubles des conduites de l'enfant et de l'adolescent et l'affaire du procès d'Outreau ont redonné, chacun à leur manière, une place au mensonge et à la mythomanie. S'agirait-il des prémices d'une disqualification de la parole de l'enfant après une période où elle avait acquis un certain crédit dans son lien à la vérité ? En tout cas, le retour sur la création du concept de mythomanie et la description, en particulier, de la mythomanie infantile, permet de voir la charge idéologique qu'ils comportaient. Avec cette sémiologie, Dupré forgea l'image d'un enfant dont tout adulte aurait à se méfier car toujours capable de travestir la vérité, sur la base d'un déséquilibre physiologique ou constitutionnel. |