| Résumé : |
Si le prétexte de l'urgence peut conduire à une remise en cause des principes fondamentaux de la psychiatrie de secteur, il peut aussi constituer, pour nous, une occasion de rappeler ceux-ci en les actualisant. La spécifité de l'urgence psychiatrique, fort différente de l'urgence médico-chirurgico-obstétricale, conduit à une nécessaire distinction des dispositifs d'accueil en termes d'espaces, de temporalité et de pratiques soignantes. L'indispensable collaboration avec les urgences générales doit être conçue en termes d'échanges dialectiques et non d'infodéodation ou d'assimulation. C'est à cette condition que le secteur de psychiatrie peut exercer, à l'égard des soins des soins généraux, une pédagogie subversive à l'encontre des tendances "urgentistes" à une automatisation ultra-technicisée, source de déshumanisation des pratiques soignantes et de stimatisation des troubles psychiques, aggravant, à leur encontre, la tendance à la contrainte ou au rejet. |