| Résumé : |
Diagnostiquer un cancer durant une grossesse est un événement qui bouleverse aussi bien la patiente, sa famille que les médecins. La prise en charge de cette situation clinique doit être la plus standardisée possible : la plus similaire à celle qui serait proposée en dehors d'une grossesse. En dehors de rares situations, l'interruption de la grossesse n'est souvent pas justifiée par le cancer lui-même, car celle n'améliore pas le pronostic. L'hormonothérapie, les thérapeutiques ciblées, la chimiothérapie au 1er trimestre, et la radiothérapie sont le plus souvent contre-indiquées. En revanche, la prise en charge aux 2è et 3è trimestre va suivre le plus possible les recommandations habituelles. La date de l'accouchement dépend de la date de découverte du cancer et se fait au-delà de 35 semaines d'aménorrhée dans la majorité des cas. Elle est au mieux programmée de concert entre l'oncologue et l'obstétricien pour minimiser les risques foetaux ou obstétricaux. |