| Résumé : |
Le cas clinique rapporté vise à rendre compte de la façon dont s'articule aujourd'hui, dans une temporalité, le travail des différents intervenants tout au long du parcours de soins du patient. Savoir prendre le temps - qui n'est pas sans un coût pour l'hôpital public- pour que la psychose apparaisse au clinicien et aux équipes dans toute sa densité persécutive, ésotérique, mystique, hallucinatoire cénesthésique, chez une femme qui, à la mort de sa mère, s'est mise à pleurer, submergée de tristesse et d'angoisse, sans pouvoir s'arrêter. Elle ne peut plus plus ni faire le tri dans ses pensées ni dans es affaires et accumule les objets, les détritus dans tous les pièces de sa maison sans que personne ne s'en rende compte. Elle reste ainsi de longues années sans soin avant son admission en Hospitlaisaiton d'Office. Cette association d'un syndrome de Diogène et d'une évolution psychotique nous rappelle que l'inscription du soin dans le temps est essentielle. La présentation de la prise en charge engagée sur le plan psychothérapique et insituttionnel contribue à poser de multiples questions, sur le plan psychodynamique, sur l'importance d'une réflexion partagée par l'équipe pluri-professionnelle dans la conduite de réponses instituttionnelles et sur les orientations inquiétantes, des dispositifs de soins de plus en plus centrés sur l'urgence et le symptôme. |