| Résumé : |
Désir, satisfaction, plaisir, puis chute dans la tristesse, marquent les temps que l'on essaye d'étudier, en cherchant ce qui s'inscrit dans la mémoire et quelle peut-être celle-ci. Le souvenir en effet se différencie de la mémoire qui ne s'y réduit pas et l'inscription des traces semble bien se faire en fonction de temps relationnels dans des lieux différents où s'opposent et se complètent la conscience et le corps. Cela nous amène à réfléchir sur la satisfaction des besoins instinctuels et le rôle déterminant de ceux-ci de même que sur le clivage qu'a opéré la psychanalyse entre plaisir et satisfaction. La question de l'affect mélancolique et des ses sources sera dès lors décisive. Il ne s'agira cependant d'explorer que l'un des aspects de cette suite, dont on sait bien quelle peut être sa complexité. A l'appui de nos hypothèses, on verra que si l'on ne se souvient pas du plaisir en tant que tel, on a tout de même en mémoire qu'on l'a éprouvé, et ainsi de même pour la souffrance, et que cela change tout. |