| Résumé : |
L'auteur présente les différents courants de l'intersubjectivité et les compare ensuite avec la théorie de la thérapie familiale psychanalytique (TFP). Il remarque que ces auteurs ne s'occupent ni de groupes ni de familles, ce qui limite leur champ pratique et les prive d'un regard essentiel pour saisir les interfonctionnements, et le retentissement du trans-générationnel. Il pense que l'espace transitionnel de la séance devrait être redéfini comme une aire de conflit où les sujets du lien peuvent être reconnus comme distincts et pas uniquement comme une aire d'échanges entre psychismes dans ce qui leur est commun. Ainsi le jeu se manifestant en séance familiale apparaîtrait comme une production nouvellle et originale de cette intersubjectivité, facilitant alors l'accès au matériel refoulé. Le jeu collectif devient une source d'épanouissement du psychisme groupal, de créativité et de recréativité. La famille induit des pensées et des représentations qu'elle ne parvient pas à relier, ni même à configurer. A partir de là, les thérapeutes relient, retissent, reconstruisent. Ces derniers étant mobilisés en permanence, leur identité est même modifiée. L'auteur présente le cas d'une thérapie psychanalytique d'une famille où il y a eu un inceste père/fille |