| Résumé : |
La participation des usagers (patients, familles, association) dans notre dispositif de santé est assurément un de ses changements les plus majeurs de la décennie. Cette évolution a été rapide à partir de dispositifs juridiques, législatifs ou réglementaires qui se sont égrenés sur cette période. la loi du 31 juillet 1991 a été ainsi la première à consacrer un chapitre au droit des malades, aujourd'hui, la circulaire du 29 août 2005 reconnaît et prévoit le financement de "groupes d'entraides mutuelle" pour personnes souffrant de troubles psychiques, s'organisant eux-mêmes. De la reconnaissance du droit des patients à la mise en oeuvre de leur représentation apparaît maintenant clairement, et officiellement, un véritable pouvoir d'action qui doit s'exprimer dans une relation de patenariat plutôt que froidement consumériste. Dès lors, l'échange, la nécessité d'éclairer les choix, la participation du patient à son patient ne doivent plus être vécus comme une intrusion dans le "dire d'expert" mais comme une nécessité thérapeutique et la garantie d'un système de santé soucieux de la personne, dan sune perception globale, somatique, psychologique, sociale... et citoyenne. |