| Résumé : |
Etre femme et écrire, cela n'est pas toujours allé de soi. Car comment, dans une société qui l'identifiait à la passivité de sa fonction procréatrice, une femme pouvait-elle légitimement passer à l'acte, prendre la plume ? Soumise à l'autorité d'un homme dont elle porte le nom, faire acte d'autorité ? Nombreuses sont celles qui, pour ce faire, mirent leur identité de femmes en retrait : anonymat, pseudonyme, retenue d'une expression féminine.... Or, on le dit de la femme, versatile, la pudeur l'est... et cet exil de leur féminité servit de "chambre à soi" où librement énoncer. Une marge aux interdits et contraintes de la société où malgré tout, créer. Et tirer de la retenue dans laquelle elles étaient cantonnées la force de la pudeur, l'efficacité du retrait. |