| Résumé : |
L'évaluation des pratiques professionnelles ne pose problème en psychiatrie que dans la mesure où les référentiels dits de bonne pratiques proposés par l'Anaes ne sont pas, à ce jour, reconnus comme une "norme" de comparaison accceptable par l'ensemble de la profession. L'enjeu est donc de faire de l'obligation législative d'évaluation des pratiques professionnelles une opportunité pour la discipline psychiatrique de structurer le savoir sur les soins sur lequel se fonde sa crédibilité comme discipline médicale en élaborant des "standards" de prise en charge dans lesquels les praticiens se reconnaîtraient. L'élaboration de tels standards se heurte à l'absence, propre à la psychiatrie, d'une "épistémologie du soin" contrastant avec une épistémologie clinique d'une très grande richesse. La qualité des référentiels qui seront finalement retenus comme "norme de comparaison est désormais sous la responsabilité des praticiens. Sans leur engagement, ceux-ci pourraient se voir imposer des normes de qualité dont l'élaboration se fera en dehors d'eux, sans doute, "faute de mieux", par l'application des données de la littérature la plus scientifique. |