| Résumé : |
Le sujet qui s'attache au négatif et s'étaye sur la violence et sur le victimat semble avoir une représentation archaïque d'un agresseur auquel il s'identifie sur un mode ahésif. Cette imago cruelle joue comme un attracteur des parties fragmentées du moi en cours de formation. Le sujet semble prendre tour à tour ou, simultanément, la place de l'agresseur et celle de la victime, dans un lien paradoxal et anti-séparatif. A ce niveau de développement primaire, des formations idéales grandioses se mettent en place en regard des formations surmoïques, à l'origine de mouvements d'oscillations entre ces deux pôles (Anne, princesse déchue). L'auteur rappelle la distinction importante à faire entre la tyrannie subie, c'est-à-dire sans complicité, avec les variantes de violence par contrainte et de violence par séduction qui sidèrent la pensée, d'une part et la tyrannie consentie ou complice, quand l'inconscient s'en mêle d'autre part. |