| Résumé : |
La rencontre de la souffrance des autres et de leur langue fait de l'interprète un allié du psychologue expatrié, mais aussi des patients. D'où l'importance de sa formation linguistique et de sa consistance psychique, permettant au psychologue de les rencontrer et de recueillir cette souffrance. Mais le travail dans le domaine de l'humanitaire nécessite d'abord l'intégration du psychologue dans un autre corps, ce qui lui permet de voyager, de changer de langue et, surtout, de ne pas voir seulement en cet autre qu'il soigne un être défiguré par le mal, mais un être humain à ne pas réduire à sa souffrance ou à sa culture. |