| Résumé : |
Face aux difficultés intersubjectives des patients schizophrènes, les neurosciences actuelles proposent différents modèles, où deux grands courants théoriques peuvent être distingués. Un premier modèle cognitif donne une place cruciale à la capacité à attribuer des intentions chez autrui, en termes de théorie de l'esprit. Un second modèle développe la notion la notion d'empathie par simulation, à un niveau plus corporel et plus autonomique. Différents critiques peuvent être adressées à ces deux conceptions, notamment dans une perspective phénoménologique. Dans le prolongement de ces critiques, l'étude d'un cas singulier nous montre les limites d'un modèle qui négligerait la dimension corporelle et préréflexive, ou qui sous-estimerait l'expérience subjective, dans un point de vue en premier personne, dans la rencontre avec autrui. |