| Résumé : |
La fréquence des troubles psychotraumatiques est telle que l'on parle d'épidémie cachée. La recherche clinique systématique d'antécédents traumatiques devrait par conséquent faire partie de tout bilan clinique initial, au même titre que la recherche d'antécédents traumatiques devrait par conséquent faire partie de tout bilan clinique initial, au même titre que la recherche d'antécédents médicaux, chirurgicaux, psychiatriques, allergiques, addictifs. En pratique humanitaire de l'exclusion sociale, dans le domaine de la prostitution, en addictologie, la réponse est quasiment toujours positive. En criminologie clinique, c'est bien souvent l'expert qui le premier pointe le passé traumatique des délinquants étiquetés borderline, antisociaux ou "psychopathes", ce qui ne les déresponsabilise en aucun cas, mais leur offre un point d'accroche pour un éventuel questionnement psychothérapeutique. Cependant, rares sont les professionnels qui adoptent cette pratique, parce qu'ils n'y pensent pas, n'y croient pas, ou craignent une réponse... fréquemment positive, laquelle les embarrasserait faute d'expérience (François, 2001). Une formation et une connaissance du réseau de prise en charge permettraient de lever cet obstacle. La question du respect de la vie privée, des risques d'intrusion dans l'intimité du sujet, est un impératif éthique catégorique... |