| Résumé : |
Nous présentons le cas de M. W., 56 ans, médecin du travail, souffrant d'alcoolodépendance, comme exemple d'une "thérapie orientée schémas". Le protocole thérapeutique s'inspire des fondements théoriques de la notion de schémas en psychopathologie cognitive et des biais d'attribution qui y sont liés. L'idée est que l'alcoolodépendance est, dans certains cas, une cractéristique discriminante très saillante, que certains patients envisagentcomme fédératrice des personnes qui la possèdent. Ainsi, comme M. W., des patients peuvent considérer certaines pensées comme communes à tous les alcoolodépendants et absentes chez les personnes sobres. De cette idée, nous avons envisagé un protocole de restructuration cognitive rapide dans lequel sont comparées les réponses au questionnaire des schémas précoces de Young et Klosko (1993) de m. W. avec les réponses qu'il attribue lui-même à deux célabrités pour lesquelles, implicitement, la consommation d'alcool est une variable discriminante. |